La Gourmande

TOURNEDOS DE TURBOT FARCIS

Par Caroline Landry, blogueuse, graffici.ca
Caro Landry adore la bouffe! Elle se dit sans aucun doute la fille la plus gourmande de la Gaspésie. Elle vous partagera ses découvertes à ce chapitre sur GRAFFICI.CA.

Caro Landry adore la bouffe! Elle se dit sans aucun doute la fille la plus gourmande de la Gaspésie. Elle vous partagera ses découvertes à ce chapitre sur GRAFFICI.CA. Photo : Gracieuseté

CARLETON-SUR-MER, octobre 2015 — Il y eut un temps où je fuyais les câpres comme la peste. Pas juste les câpres, en fait, mais les aromates et accompagnement pour poisson : aneth, fenouil, citron, anis, estragon, cornichons, sauce tartare. Non. Sérieusement? Aucun plaisir. Aucune excitation. Rien en toute!

En plus, on dirait qu’il n’y en a jamais assez dans mon assiette. J’en rajoute, mais je suis effrayée à l’idée de dépasser la ligne blanche un jour et ne plus jamais aimer l’aneth pour toujours. Ça vous est déjà arrivé? En mettre trop dans son assiette et découvrir la face cachée et désagréable du dit aliment.

Trop d’épices fraîches ça goûte quoi? Ça goûte le gazon.
Trop d’épices sèches, ça goûte amer.
Trop de sauce, c’est la texture qui est en jeu.
Trop de sauce piquante, c’est tes papilles gustatives qui sont en jeu.
Trop de citron, ça gâche tout!
Trop de sel, c’en est presque douloureux.
Trop de Nutella, tu te fais juger.
Trop de sirop d’érable? Je l’ignore. La limite n’est toujours pas franchie.

Quand t’as abusé d’un aliment pendant trop longtemps ou trop abondamment, il s’inscrit tout seul sur ta black list. Et puis, si c’est un mollusque ou quelque chose en canne ou à texture pâteuse, et bien là, les frissons vont douloureusement te chatouiller l’épiderme chaque fois que tu vas passer devant à l’épicerie.

Ça m’a fait ça avec les bourgots, les ramens les baby clams en canne, le cari... et c’est à veille d’arrivée avec les olives vertes.

Pour en revenir aux aromates pour poissons. J’adore, maintenant.

Sauf le fenouil. J’ai rien contre, mais j’ai encore rien compris du fenouil. C’est un beau légume, certes, mais ça goute les bonbons noirs. Les fameux bonbons noirs, qui les mangent sérieusement? Une personne sur 100? Je soupçonne très sérieusement leur marché d’être dangereusement en déclin. Tu t’en mets un dans la bouche et tu commences à saliver comme une dingue. Pas parce que c’est bon, parce que ta bouche est pas contente. Elle enclenche son mécanisme de défense en t’envoyant un doigt d’honneur. Elle veut noyer le goût. Mais ça fait juste le répandre PARTOUT et PLUS VITE. Ça te pogne dans les dents, tu grimaces en agonisant et pis, ta langue est toute noire. On dirait que t’es dans un film de zombies poche.

J’ai vu ma mère en manger un, l’autre fois, SANS GRIMACER. À mes yeux, elle est soudainement passée du niveau de Super Woman au niveau de Super Woman of all time!
Ma mère, c’est une vraie! Ouais!

Revenons à nos moutons. Je ne suis pas une grande fan de poisson blanc, mais du turbot frais avec une généreuse portion de farce citron, aneth, câpres et poivre noir. Oh la la! Cette généreuse portion de farce me fait baver! On dirait que j’suis pas capable de le dire mentalement sans rouler les « r ».

Générrreuse porrrtion de farrrce.
Bref. C’est exquis! Vraiment.

RECETTE

(donne 2 portions)

Ingrédients

1 filet de turbot frais (ou décongelé) d’une livre
Le zeste d’un citron
2 c. à soupe d’aneth grossièrement hachée
1 c. à soupe de câpres non hachées
1 généreuse pincée de poivre noir concassé
1 petite pincée de sel


Méthode

Hacher les câpres. Sur une planche, étendre le filet de turbot à l’envers, c’est-à-dire le côté le moins beau vers l’extérieur. Sur toute la surface du filet, répartir le zeste du citron, l’aneth, les câpres hachées, le poivre noir et le sel.

En commençant par le côté du filet le plus épais, le rouler sur lui-même, jusqu’à l’autre bout.
Ensuite, couper le rouleau en deux sur le sens de la largeur.
Et voilà! Deux mignons tournedos de turbot farcis.
Cuire au four à 400F de 13 à 15 minutes.
Servir avec un bon riz aux crevettes et une grosse salade d’épinard.
C’est si bon!
Vraiment.

— 30 —

NOTE SUR L'AUTEURE
Caroline Landry a poussé au bord de la mer. Elle dit avoir probablement avalé plus d’eau salée dans sa vie que de lait maternel et avoir eu une enfance riche en fraises des champs et en pain de ménage. Sa mère a passé 20 ans de sa vie au foyer à nourrir sa ribambelle à coup de têtes de violon, d'éperlans, de patates, de coques et de rôtis de palette. C'est elle qui l'a initiée tranquillement à la cuisine maison savoureuse et réconfortante. Caroline a donc la Gaspésie et le sirop d’érable qui lui coulent dans les veines. Aujourd’hui, elle tente du mieux qu'elle peut d'initier les gens aux produits régionaux et est très fière de voir sa région se développer à ce niveau.
Caro Landry adore la bouffe! Elle se dit sans aucun doute la fille la plus gourmande de la Gaspésie.

2 commentaires

Denise Levesque a écrit le 1 novembre 2015

Bravo à mon ancienne élève que j'aimais beaucoup.Contente de te lire

Gisèle Guité a écrit le 1 novembre 2015

Bravo Caroline...j'aime te lire ,je suis contente de voir que tu te débrouilles bien... Continue tes belles chroniques....ton ancienne voisine Gisèle xxxx

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