Économie

« Mon université, c’est mon père »

Par Karyne Boudreau, journaliste, graffici.ca
Emmanuelle Leblanc et son père Denis dirigent l'équipe de Meubles Gustave Leblanc, composée de neuf personnes incluant eux-mêmes.

Emmanuelle Leblanc et son père Denis dirigent l'équipe de Meubles Gustave Leblanc, composée de neuf personnes incluant eux-mêmes. Photo : Karyne Boudreau

NEW RICHMOND, janvier 2019 – Emmanuelle Leblanc a toujours su qu’elle allait prendre la relève de son père Denis chez Meubles Gustave Leblanc, commerce fondé par son grand-père vers la fin des années 1940. GRAFFICI l’a rencontrée en compagnie de son père, qui a fait office d’université pour elle, dit-elle. Deuxième de cinq textes sur les entreprises passées de génération en génération.

« Depuis que je suis haute comme deux pommes, je le suivais ici et je savais que c’était ça que je voulais faire… », dit la jeune femme de 26 ans. Elle a fait une technique en gestion de commerce pour revenir vite au sein de l’entreprise familiale où elle œuvre à temps plein depuis six ans. « Je ne suis pas allée à l’université […]. Avec toutes les connaissances que mon père a, c’est lui mon université. »

Denis Leblanc a repris le commerce à la mort de monsieur Gustave il y a 30 ans. Il a lui aussi travaillé avec son père plusieurs années avant d’hériter du commerce. « On a  fait ensemble un premier agrandissement du commerce en 1987 », se souvient le propriétaire actuel, encore bien loin de la retraite, mais qui se dit très fier de faire de la place pour sa fille à la tête de l’entreprise.

« Faut savoir se tasser un peu », dit M. Leblanc, sourire en coin. « C’est un très gros avantage qu’elle veuille prendre la relève parce que si elle n’est pas là, on peut penser que ce sera la fin de Meubles Gustave Leblanc. »

« Je crois que ma présence a changé sa façon de travailler », estime Emmanuelle, qui dit être très portée vers le modernisme et les nouvelles technologies. « On est rendus avec des iPads géants pour nos catalogues par exemple. Lui, des fois il met le frein pis c’est correct. Je crois qu’on se complète bien », dit la fille.

Emmanuelle estime, à l’instar de son père, que la pérennité du commerce passe par un service personnalisé. « Il faut faire tout pour rendre l’expérience ici plus intéressante que sur Internet. Conseiller le client, bien cerner son besoin et même se rendre chez lui s’il le faut pour prendre des mesures et bien le conseiller. C’est ce genre de chose qui fait toute la différence », précise Emmanuelle avec l’approbation de son père.

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