La Gourmande

MAKI PAMPLEMOUSSE ROSE, SAUMON FUMÉ ET AVOCAT

Par Caroline Landry, blogueuse, graffici.ca
Caro Landry adore la bouffe! Elle se dit sans aucun doute la fille la plus gourmande de la Gaspésie. Elle partagera ses découvertes avec vous sur GRAFFICI.CA.

Caro Landry adore la bouffe! Elle se dit sans aucun doute la fille la plus gourmande de la Gaspésie. Elle partagera ses découvertes avec vous sur GRAFFICI.CA. Photo : Offerte par l'auteure

CARLETON-SUR-MER, 12 février 2015 – Parlons-en du pamplemousse, voulez-vous? On a comme une drôle de relation moi pis lui. On s’envie et on s’aime depuis ma tendre enfance, mais on finit toujours par se taper sur les nerfs pis pus se parler pendant des mois!

 

Manger un pamplemousse, c’est pas une collation : c’est un projet d‘à peu près une heure et quart.

Quelle est la meilleure manière de manger ça anyway, hein?

Les conservateurs vont le couper en deux pis zigouiller chaque mautadit petit quartier au couteau pour pouvoir les recueillir un à un à la cuillère... Ça prend genre toute une après-midi.

Les fancy vont te dire qu’il existe un instrument «juste-pour-ça», c’est la cuillère en dents de scie avec le bout piquant qui laisse trop de chair derrière et qui est pas agréable PAS PANTOUTE dans ta bouche.

Les pas-compliqués vont le couper en «p’tits bateaux» comme une orange. Y’a tellement de membranes là-dessus que tu fais juste comme sucer le jus du mieux que tu peux pendant que ça te dégouline toute sur le menton en fronçant les sourcils.

Ou bien t’essayes de l’éplucher... Essaye! Tu vas voir que c’est pas une clémentine.

(...)

C’est pas le genre de chose que tu manges au-dessus d’un kleenex sur le coin de ton bureau durant un examen de français.

Ni au travail si t’es dans le service à la clientèle.

Ni 5 minutes avant ton entrée au bal des finissants.

Ni en parlant au téléphone.

Ni dans ton char.

Ni dans ton lit!

J’vais te dire où tu manges ça : tu manges ça tout seul, au-dessus du lavabo avec un chandail que tu t’en sacres ou une bavette...!

Mais GNAH! Ça goûte bon...! J’peux pas m’en passer! Sucré, acide, amer et ultra juteux. J’ai toujours aimé ça. Ma mère en achetait juste pour moi pis dans c’temps là, je le coupais en deux pis je zigouillais chaque mautadit petit quartier pour les retirer un à un à la cuillère.

Mais dans c’temps là, c’était tout ce que j’avais à faire dans vie, moi, zigouiller un pamplemousse.

Aujourd’hui, je fais des sushis!

BAZAÏ !!

Ingrédients :

-70 g de saumon fumé gaspésien
-Le suprême d’un demi-pamplemousse
-Un demi-avocat sans la peau et coupé en tranches

Préparation :

Sur une demi-feuille de nori, humectez vos doigts et étalez une petite boule de riz en laissant un espace vide de 2 cm au bout.

Sur le centre de la largeur de la feuille d’algue, déposez une tracée de saumon fumé, de suprême de pamplemousse et d’avocat.

En maintenant fermement la garniture avec le bord de la feuille d’algue, roulez assez serré le sushi jusqu’au bout, mouillez l'extrémité de 2 cm qui n’a pas de riz et fermez le maki.

Mouillez la lame d’un couteau bien affilé et coupez ce maki en 5 morceaux.


NOTE SUR L'AUTEURE
Caroline Landry a poussé au bord de la mer. Elle dit avoir probablement avalé plus d’eau salée dans sa vie que de lait maternel et avoir eu une enfance riche en fraises des champs et en pain de ménage. Sa mère a passé 20 ans de sa vie au foyer à nourrir sa ribambelle à coup de têtes de violon, d'éperlans, de patates, de coques et de rôtis de palette. C'est elle qui l'a initiée tranquillement à la cuisine maison savoureuse et réconfortante. Caroline a donc la Gaspésie et le sirop d’érable qui lui coulent dans les veines. Aujourd’hui, elle tente du mieux qu'elle peut d'initier les gens aux produits régionaux et est très fière de voir sa région se développer à ce niveau.
Caro Landry adore la bouffe! Elle se dit sans aucun doute la fille la plus gourmande de la Gaspésie.

1 commentaire

Sonia Landry a écrit le 13 février 2016

Moi je m'installe devant un film, je l'épluche à la cuillère avec attention. Ensuite je le sépare en deux et je retire chaque membrane qui sépare ma bouche du suprême. C'est bel et bien un projet d'environ 1 heure et quart, mais ça à l'avantage d'être moins salaud que les autres options. :)

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