Politique

Forces et démocratie prépare le terrain en Gaspésie

Par Johanne Fournier, journaliste, graffici.ca
Le chef du nouveau parti Forces et démocratie, Jean-François Fortin, promet d'être à l'écoute de la Gaspésie et de toutes les régions du Québec.

Le chef du nouveau parti Forces et démocratie, Jean-François Fortin, promet d'être à l'écoute de la Gaspésie et de toutes les régions du Québec. Photo : Johanne Fournier

SAINTE-ANNE-DES-MONTS – Le chef du nouveau parti Forces et démocratie, Jean-François Fortin, promet de présenter des candidats dans les 78 circonscriptions fédérales du Québec. En Gaspésie, certaines personnes sont intéressées. GRAFFICI.CA est allé à sa rencontre pour connaître ses motivations profondes.

Cependant, le chef et cofondateur du parti se réserve bien de nommer des noms. « Il y a des gens qui ont démontré leur intérêt, se contente de confirmer le député de Haute-Gaspésie-La Mitis-Matane-Matapédia. Il y a trois personnes avec qui on a eu des échanges. Notre objectif, c'est d'avoir officialisé nos candidats avant le budget. »

Le territoire des deux circonscriptions fédérales sera modifié lors des prochaines élections fédérales. Ainsi, la MRC D'Avignon fera partie d'un nouveau redécoupage qui deviendra la circonscription Avignon-La Mitis-Matane-Matapédia, que Jean-François Fortin compte bien briguer. La Haute-Gaspésie se joindra à celle de Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine. Pour cette circonscription, le candidat sera annoncé plus tard. « Il y aura une sélection et des vérifications d'usage, fait valoir M. Fortin. On est dans cette dynamique-là. Mais pour l'instant, on n’a aucun choix d'arrêté. »

À la défense de la Gaspésie et des autres régions

M. Fortin estime que son parti pourra farouchement défendre la Gaspésie à Ottawa, tout autant qu'il entend le faire pour toutes les régions du Québec. « Nos régions ont des réalités différentes, souligne-t-il. Même les régions rurales ont, entre elles, des réalités différentes. »

Le parlementaire propose notamment de décentraliser les enveloppes de Développement économique Canada pour les régions du Québec vers les directions régionales. « Présentement, toutes les décisions financières sont approuvées dans une tour d'ivoire à Ottawa, alors qu'il y a des gens compétents qui connaissent les réalités, qui peuvent moduler les programmes si on leur donne cette possibilité, explique-t-il. Les élus des communautés locales et les fonctionnaires de Développement économique pour la Gaspésie pourraient convenir de quelle manière l'argent peut être dépensé dans la région, avec des priorités régionales et non celles d'Ottawa! »

La volonté d'être à l'écoute des régions du Québec transcende d'ailleurs les bases du nouveau parti fondé par Jean-François Fortin et le député de Repentigny, Jean-François Larose. Les deux parlementaires refusent d'adapter leur discours à des motifs électoralistes. « Ce qu'on vise, c'est de dire ce que les gens pensent, affirme le chef. On ne va pas là pour plaire à des fonctionnaires à Ottawa, on va là pour parler au nom des gens de chez nous. »

Outre quelques prises de position, notamment contre les mesures d'austérité du gouvernement Couillard et contre le projet d'oléoduc d'Énergie Est, Forces et démocratie se garde bien d'arriver avec des propositions pensées d'avance. « On ne veut justement pas dire aux régions ce qui est bon pour elles, indique l'ancien député bloquiste. Il faut faire confiance aux gens qui connaissent leur région. Si, aujourd'hui, on vous avait présenté un programme tout fait et tout décidé d'avance, on aurait eu un double discours. C'est important de repartir la machine d'en bas, d'avoir une démocratie participative. »

La réalisation d'un rêve

Pour Jean-François Fortin, qui se dit passionné de politique, la fondation de son propre parti est la réalisation d'un rêve. « Ça date de longtemps que je parle de démocratie participative, de confier un rôle aux citoyens, d'être connecté sur nos communautés, pas seulement en période électorale, spécifie-t-il. Ce désir de rétablir la démocratie et de faire en sorte que la politique puisse être captivante, c'est quelque chose qui est intrinsèquement en moi. » Sa vision de la politique se dessine autour de citoyens qui se regroupent pour défendre leurs positions, pour améliorer leur région. « La politique, ce n'est pas bon ou mauvais en soi, continue-t-il. C'est ce qu'on en fait. »

Il se rappelle, il y a environ cinq ans, lorsque le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, lui a proposé de s'engager sur la scène fédérale, alors qu'il était enseignant en science politique au Cégep de Rimouski et maire de Sainte-Flavie. « Il y avait des choses que je n'aimais pas et que je n'aime toujours pas en politique », admet le parlementaire de 41 ans. Voilà donc l'opportunité, pour lui, de faire de la politique comme il l'entend. « C'est l'occasion, pour moi, de ne pas rester assis dans mon fauteuil en regardant passer la parade, illustre-t-il. Je veux parler tout haut de ce que les gens de ma région veulent. »

Mais Jean-François Fortin ne voit pas la tâche avec des lunettes roses. « Honnêtement, je sais que le défi est de taille, avoue-t-il. On est en dehors des sentiers battus. On refuse de jouer les règles traditionnelles du pouvoir et de l'organisation politique. C'est un parti qui souhaite une réforme politique, une révolution démocratique par la prise de parole de gens forts dans toutes les régions. »

Aucune mention de l'indépendance du Québec

Reconnu pour ses positions indépendantistes, Jean-François Fortin se défend de rejeter la notion de souveraineté du Québec qui est pourtant absente des fondements de son parti. « L'indépendance du Québec n'est pas placée dans le discours, mais moi, mes convictions n'ont pas changé, dit-il. On ne l'a pas évacuée, c'est qu'on est ailleurs, pour le moment. Ce n'est pas un parti fédéraliste, c'est un parti régionaliste et nationaliste. C'est d'abord et avant tout un parti qui croit qu'il y a une urgence de défendre les régions, qui est prêt à rassembler des gens de toutes provenances pour mener cette bataille. »

Selon le député, les partis actuels n'écoutent pas le peuple. Il croit que c'est pour cette raison que les citoyens sont désabusés de la politique et que 40 % d'entre eux ne votent pas aux élections. « Il y a un cynisme politique profond », estime-t-il.

Cela n'empêche pas Jean-François Fortin d'être optimiste. « Je pense qu'on a un bel avenir devant nous, laisse-t-il tomber pour conclure l'entrevue. Mais c'est certain qu'on a de beaux défis aussi! »

5 commentaires

rychu44r a écrit le 23 mai 2018

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rychu44r a écrit le 23 mai 2018

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